


Un petit carnet (dit le journal des kayakistes) nous accompagne depuis nos premiers coups de pagaies, il y a plus de douze ans. Récits, observations, notes, souvenirs. Voilà un bien précieux auquel on se réfère régulièrement pour se rappeler une date, un voyage, des bêtes rencontrés. La valeur de ce petit livre est inestimable.
En me réveillant, ce matin, je pense à Amelia Earhart, première femme a effectuer un vol trans-Atlantique en solo au commande de son Lockheed. Imaginez! À une époque, où porter des pantalons était vu comme une provocation aux yeux de l'Église et des hommes. Je suis passée saluer son monument et son avion, l'été dernier lors de mon passage à Harbour Grace d'où elle s'était envolée le 20 mai 1932.
Dimanche soir sur la rue Yonge à Toronto, équipe canada vient de remporter l'or, la rue est envahie par des milliers de «proud canadians» en délire. Ils portent leurs mitaines rouges olympiques aux mains, un chandails à feuille d'érable et ont attaché au bout d'un bâton de hockey, bien haut, leur drapeau. Nous aussi, on est emporté par l'ambiance, après tout, le moment est historique. Impossible de ne pas taper dans toutes ses mains qui se tendent. On est avant tout spectateurs de toute cette mascarade patriotique qui ne durera que le temps d'une soirée.
Je pars pour quelques jours à Toronto. En avion. Me semble que ça va me changer les idées. Je me promets une visite au Sephora de la rue Bloor. Ça ne peut que me faire du bien. Je ferai le plein de ptits pots coûteux, sans oublier des couleurs pour les yeux. Que voulez-vous? Il faut bien prendre soin de sa carrosserie.
Ce matin, je pense à ce couple rencontré au hasard d'une promenade au Parc Rivière-du-moulin tard, l'automne dernier. Dans le ciel, des milliers d'oies blanches nous criaient leurs adieux. Il faisait froid, les sentiers étaient étaient boueux. Un homme et une femme semblaient revivre leur première rencontre.
Qu’est-ce que c’est que cette tradition qu’il faille à chaque année extraire une marmotte douillettement endormie, profondément endormie, ça s’appelle hibernation, dans son cas, un phénomène qui amène la petit bébête à faire dodo de long mois, histoire de skipper le boute de l’année où on se les gèlent? Le 2 février, beau temps mauvais temps, y a une gang de zozons qui se réunissent pour retirer madame la poilue de sa profonde torpeur. Mettez-vous à sa place! Il fait moins 20 Celsius et on vous sacre dehors à la plus grande joie des badauds, plus de 400 en Gaspésie, à Val d’Espoir à se dire que la marmotte (dans ce cas elle se prénomme Fred) a vu son ombre et que l’hiver va encore durer 6 semaines. Aie! La bibitte ronflerait toujours et on le saurait que l’hiver va durer ben plus que 6 semaines, encore!
Aujourd'hui, mon tendre et doux N. atteint un chiffre marquant. Pour illustrer cette journée mémorable, je déroge exceptionnellement à mon habitude qui est de n'utiliser que mon propre matériel. J'ai emprunté une image tirée au web parce que mes images personnelles sous-marines m'ont déçu (je devrai améliorer mes outils technologiques). Lors de nos sorties PMT (palme-masque-tuba) à Roatan, nous avons découvert ce magnifique poisson caméléon qui changeait rapidement de couleur au gré de son environnement. N. a déclaré le «File Fish», son poisson préféré.
La chair d’iguanes rappelle paraît-il celle du poulet. Cette caractéristique a précipité le déclin de la population d’iguanes de Roatan. Les bêtes surchassées ont longtemps été la base d’un bien bon ragoût. Sherman Arch's Iguana Farm, située à French Key est une petite entreprise familiale qui s’est donné pour mission de soutenir cette espèce maintenant «protégée», elle offre un refuge à plus de 2700 iguanes qui y vivent librement, sans finir à la casserole.



West End est un petit village du côté ouest au nord de l'île de Roatan. Il s'agit d'une destination très populaire auprès des touristes. C'est un endroit très typique, boutiques de souvenirs, bars et vente de fruits itinérante. Le plus simple pour s'y rendre à partir de West Beach, hélez un «water taxi» depuis la plage. Vous y serez en moins de cinq minutes pour la très modique somme de trois dollars US par passager. Vous pouvez y passer la journée, mais il ne faut que deux ou trois heures pour en faire le tour.
Outre les moyens habituels de déplacement qu'offre la voiture ou l'autobus, la façon la plus agréable pour découvrir les environs de Roatan, c'est sans doute de faire appel à un «water taxi», très rapide et peu couteux ou encore la location d'un scooter. Il faut par contre savoir que les routes sont étroites et sinueuses, il faut être très vigilants ou avoir des yeux tout le tour de la tête.