


La vallée de la Ste-Marguerite, c'est un secret bien gardé. Les pêcheurs la fréquentent mais, l es cyclistes la connaissent peu. La route sinueuse permet de côtoyer la rivière et la circulation n'est pas intense. C'est un endroit magique. Que dire de la qualité de la lumière en cette fin d'été qui fait miroiter les petits rapides, qui se faufile à travers les arbres et rebondie sur les cimes des falaises et escarpements.
Un orchestre symphonique installé au dessus du déluge, la petite maison blanche enveloppée des couleurs du peintre, une soirée moite des milliers de gens assis sur leur chaises venus rendre au petit barbier, Arthur, artiste de la folie quotidienne, un hommage ou simplement venu profiter d’un show gratuit.
Journée de bilan puisque demain, c'est le retour au travail. Qu'ai-je fait de ces semaines? Elles sont passées si vite. Je ne cultive pas les regrets, ça me donne trop mal à l'estomac. Y a tellement fait beau!!! Je suis fin prête à me remettre au boulot. De belles histoires m'attendent, de nouvelles rencontres, de nouveaux projets, de beaux défis.
Mise à l'eau à Notre-Dame-du-Portage, berceau de mon enfance et plusieurs coups de pagaies pour atteindre les colonies d'oiseaux qu'abritent les Pélerins. Grands hérons, goélands, cormorans, petits pingouins et guillemots miroir ont virevolté autour de nos kayaks.
Nous avons terminé une magnifique semaine à Pointe au Père, remplis d'extraordinaires soupers en famille avec des menus des plus délectables. Nous ne remercierons jamais assez J. et R. qui nous reçoivent si généreusement et surtout chaleureusement. On a aussi été gâtés par la température qui nous a comblé en finissant chaque jour par un spectacle flamboyant.
Deuxième journée au Bic avec une mise à l'eau à la Baie du Ha! Ha! et pique-nique à La Fourche à Louison, avec vue imprenable sur un bon clapotis.
Quand les vents se calment, au Bic, à coup de pagaie, on survole de gros rochers qui dorment, caressés par la longue chevelure que forment les varechs, au fond de l'eau. Même les hurlements des loups marins ne peuvent les réveiller. Le temps passe, l'eau est là, se retire... Les kayaks doivent marcher.
Aujourd'hui, j'organise une petite fête pour N. dont les vacances débutent officiellement à 5 heures. J'ai mis au frais une bouteille avec un bouchon qui POP! à côté d'une grosse pièce de saumon (encore mais, c'est si bon) qui nage dans la marinade sucrée/salée. J'avais envie de marquer le coup histoire de souligner , en plus, l'achat d'une nouvelle voiture pour promener nos kayaks mais surtout les premiers mois de la vie de quinquagénaire de mon tendre et doux.
Nous avons suivi la rivière Ste-Marguerite à vélo. Une fois passé les côtes de Ste-Rose du Nord, il est possible de pédaler sur plusieurs kilomètres sans s'arracher les mollets. Le décor est grandiose. On est souvent si près de l'eau qu'on peut tendre le cou et voir nombres de saumons s'épuiser à remonter le courant. Parlant de la bête, elle a fini au BBQ, bien caramélisée sur sa planchette de cèdre. Croustillant et fondant... quoi demander de mieux?
Vent nul, temps chaud. On est passé faire un petit coucou au grand héron qui trône sur la pointe du Cap à l'Ouest. L'animal semble s'affaiblir. Ses jours sont peut-être comptés.




