mardi 8 juillet 2008

Baleines



Nous avons passé quelques jours aux Escoumins. «Le Paradis marin» habituellement si vivant et festif était étrangement déserté par les kayakistes, sans doute en raison des multiples jours de pluie qui s’étendent sur nos rares jours d’été. On a eu la chance de s’installer dans ce que l’on considère comme le meilleur site du camping, sur la pointe, près de l’eau, de là, on a pu admirer une baleine à bosse qui nous a salué en montrant la queue, plusieurs bélugas et un petit rorqual, (était-ce toujours le même?), qui s’alimentait près de la côte en effectuant toutes sortes de manœuvres spectaculaires. J’ai malheureusement subi une petite avarie lors d’une sortie alors que les vents soufflaient très fort et que les vagues commençaient à déferler, un câble de mon gouvernail s’est rompu ajoutant au stress du retour vers le bord.

Nous nous dirigerons lors des prochains jours vers Killarney dans la Baie Georgienne alors, peut-être que mes interventions se feront plus rares, à bientôt! Il y aura long à raconter.

jeudi 26 juin 2008

Chasse Galerie 2 ième partie


Aujourd’hui, à nouveau, le temps se montre plus que clément. Aucun vent, donc aucune vague ce qui est très rare dans la région du Bic. St-Simon sur mer est hospitalier et paisible, les gens sortent sur la galerie du chalet pour nous saluer de la main. Nous nous sommes laissés glisser doucement au fil de l’eau, en écoutant la respiration de près d’une dizaine de bélugas qui batifolaient au large. Pas une ride sur l’eau, un moment de grâce.

Jardins d'hier et d'aujourd'hui



Hier, nous avons fait une petite exploration des mises à l’eau près de métis sur mer. Nous avons visité les inimitables jardins de Métis qui ouvrent la région de la Gaspésie. Voici deux photos qui mettent en parallèle un jardin contemporain constitué de meules de foin et inspiré de Monet, présenté dans le cadre du festival international de jardins et les très odorantes azalées du Japon du jardin créé par Elsie Reford entre 1926 et 1958.

mardi 24 juin 2008

Bonne St-Jean Baptiste


Une bonne St-Jean toute particulière à J et R qui nous reçoivent si chaleureusement dans leur maison du Bas du Fleuve.

lundi 23 juin 2008

Cap à la Biche


L’appel de l’eau nous a amené à St Fabien sur mer malgré le brouillard qui couvrait le fleuve depuis hier après-midi. Les vents sont calmes, l’air sent si bon les embruns, ça me bouleverse. Nous avons comme objectif d’atteindre par l’eau, le Cap à l’orignal qu’on a aujourd’hui rebaptisé en Cap à la Biche en hommage à ce gracieux cervidé qui nous a surpris lors de la pause dîner. Le soleil brûle finalement le brouillard et laisse se refléter dans l’eau les nuages sur cette mer d’huile, c’est peut-être ça la chasse galerie, cette impression de pagayer à la frontière du ciel et de la mer.

vendredi 20 juin 2008

Solstice


Ça y est c’est arrivé! N est en vacances! Je te les souhaite ensoleillées et remplies de mille et un petit bonheur. Du bon temps, pas de vent, ben du kayak et du vélo aussi. Ça va te faire du bien de décrocher un peu de l’aller-retour quotidien Alma Chicoutimi.

jeudi 19 juin 2008

Les choses changent.


Les jours passent. Les arbres ont terminé leur fleuraison, les feuilles étendent leur ombre toujours un peu plus. Les étourneaux donnent la becquée aux petits, les merles et les jaseurs eux, débutent déjà un deuxième nid. Les semaines passent. L’air sent bon les petites fraises qui rougissent. On approche du solstice. Les mois passent, ma voiture rouille, la peinture de la maison s’écaille, le gazon envahit les pierres du sentier. Une année passe… petit à petit, doucement et si vite aussi.

Inspirée sans doute par ces jours de pluie.

En photo : Souvenir de l’éléphant de Gros Cap aux Îles de la Madeleine emporté par une tempête il y a quelques années.

dimanche 15 juin 2008

Clin d'oeil


Alors que le temps ne semble pas vouloir ressembler à l'été, je me mets à penser au Bélize, la mer des Caraïbes, «Glovers Reef», les palmiers, la barrière de corail, la plongée, les barracudas, les sting rays, le soleil, la belle vie quoi! Peut-être y retournerais-je?

mercredi 11 juin 2008

Trois coups de pagaie


Il n’est pas toujours nécessaire de prendre un avion ou de parcourir de grandes distances pour voyager et faire une découverte. À cinq minutes de la maison, lorsque le courant et la marée sont favorables, on peut traverser la rivière et explorer. Je suis toujours émerveillée par la richesse des coloris que nous offrent les parois du Saguenay. Le granite rose du Cap de la Croix a été poli par les neiges usées et salées déversées pendant plusieurs décennies. Heureusement, la ville a délaissé ce genre de pratique très polluante. Le témoin n’en reste pas moins magnifique!

mardi 10 juin 2008

Une maison qui flotte


Ce gîte, le Paddler’s Inn Lodge est amarré à Gilford Island, l’une des nombreuses îles dispersées dans le Johnstone Strait, en Colombie-Britannique. Lors de notre voyage nous y avons passé une excellente nuit, bercés par un doux clapotis. C’est à cet endroit que nous avons fait connaissance avec nos kayaks. J’ai insisté pour avoir un solo. C’est peut-être une question d’orgueil, mais, j’aime bien pouvoir diriger mon embarcation là où je veux la mener et dépenser ma propre huile de coude.

dimanche 8 juin 2008

Un viking!



Honneur au Danois Thomas Kvist qui a remporté la quatrième étape et a enfilé le maillot jaune du meneur de la Coupe des Nations. Il faut saluer le courage et la détermination de ces jeunes sportifs de haut niveau, qui ont fait de leur discipline un mode de vie et qui s’y consacrent entièrement. Après tout on en connaît plein qui sont, aujourd’hui et sûrement encore demain, installés sur leur console Wii en s’imaginant qu’ils font beaucoup de sport… Voir courir ces cyclistes, les futurs participants au tour de France, ne peut que nous encourager à enfourcher nos bécanes, pas tant pour les imiter, que pour tenter de garder une certaine forme physique et s'imprégner de beaux paysages.

Nous aurions aimé voir Éric Boily 13ième, aujourd’hui, sur le podium, mais bon, il a tout donné et a fait une très belle course. À l’an prochain, j’espère!

PS :Merci à A, mon frère, pour les photos.

jeudi 5 juin 2008

De la belle visite


Ça se passait juste au coin de ma rue. Le passage très rapide, en moyenne 45 km/h, du peloton de cyclistes qui se disputent les honneurs de cette étape de la Coupe des Nations de l’Union cycliste internationale. Quatre jours de compétition avec des circuits très différents, ils vont en avaler du bitume ces jeunes athlètes. Je leur souhaite du beau temps et pas trop de crevaisons!

mardi 3 juin 2008

Le Johnstone Strait


L’été dernier, nous avons fait un petit saut sur la côte ouest canadienne, dans le Johnstone Strait. Il s’agit d’un passage entre la côte est de l’île de Vancouver et la Colombie-Britannique. Cent cinquante Orcs y séjournent en été, avec un peu de chance, on peut les apercevoir. Nous n’avons pas eu ce bonheur, le réchauffement climatique perturbe grandement ces bêtes qui modifient de plus en plus leurs dates de départ et d’arrivée dans cette région. Nous avons quand même été gâtés par une température plus qu’exceptionnelle, nos guides qui surnomment l’endroit «the cooler» n’en revenaient pas de la douceur du temps. Partout où se porte le regard, c’est magnifique. Il y a des multitudes d’îles qui s’enchaînent sur fond de décor montagneux et d’ arbres gigantesques. Les aigles à tête blanche sont si fréquents qu’on ne s’étonne plus d’en voir se percher à la cime des arbres. Les eaux sont cristallines et très froides. Il y a une marée, ce qui nous permet de découvrir, au baissant, toute la vie du littoral. Les étoiles de mer oranges et violacées s’étalent à travers les algues géantes. On découvre aussi des anémones rouges, des concombres de mer, des nudibranches, et oh, surprise! un petit crabe sous chaque pierre qu’on soulève. Notre expédition nous a amené à visiter d’anciens sites amérindiens. Nous avons dormi sur un site vieux de 1300 ans où s’entassait une montagne de coquillages vides, témoins des pêches anciennes. Sur une paroi rocheuse des pétroglyphes rouges dessinaient un visage gigantesque et tout près des boîtes mortuaires protégeaient le repos des âmes de quelques guerriers. Sur Village Island, de vieux totems étaient avalés petit à petit par une belle mousse verte qui laissait tout de même apparaître une forme d’ours, le seul que nous ayons vu durant notre séjour. Je fais le projet d’y retourner pour au moins un mois, ce qui nous permettrait de traverser tout le pays mais... pas cette année !

lundi 2 juin 2008

Cape Chignecto vous connaissez?


Les vacances pointent leur nez. Où irons-nous cette année? Inévitablement, on fait un inventaire de toutes les destinations possibles, je commence avec le Cape Chignecto. Situé à West Advocate, en Nouvelle-Écosse, le parc provincial du Cape Chignecto est vraiment grandiose avec ses falaises culminant à 180 mètres et ses 29 Km de côtes baignées par les marées étonnantes de la Baie de Fundy. N et moi sommes tombés amoureux de cet endroit isolés et nous y sommes retournés pour tout voir et pouvoir le pagayer en entier. Le plus spectaculaire étant ces magnifiques monolithes marins appelés «Three Sisters». Ce sont de véritables sculptures naturelles, leurs couleurs rouge, gris et noir sont amplifiées par les rayons du soleil et que dire de la couleur de l’eau, quand le vent fait une pause. Comme les marées ont des amplitudes impressionnantes, le paysage évolue sans cesse au fil des heures. Les courants y sont très importants, il faut se méfier car ils peuvent nous emporter rapidement à des kilomètres de notre destination, on entend le bruit du courant, c’est comme une rivière qui coule. Il est important, avant de s’y aventurer en kayak de consulter les agents du parc, ils connaissent tous les signes du temps et des marées. Une destination à découvrir.

samedi 31 mai 2008

Petite pause


Et encore une fin de semaine de vent et d’averses dispersées, le soleil s’est fatigué, hier. Pas de kayak, pas de camping alors que les nuages nous déversent leur trop plein d’humidité. Il y a tant de petits boulots qui attendent à la maison, restons au sec, cuisinons une minestrone et regardons nos photos en écoutant du jazz smooth.

Photo :Notre campement face à Boundary Butte dans l’embouchure de Labyrinth Canyon, Lake Powell.

vendredi 30 mai 2008

Vaincre «le Col du Fromage en Crottes»


Enfin, une vraie journée de printemps. De chaque côté de la route, les arbres sont en fleurs. On respire à pleins poumons leurs effluves généreux. À vélo, c’est un parcours fort agréable, les nombreuses montées et descentes du rang St-Joseph se succèdent et font chauffer les mollets. Évidemment, il faut faire un arrêt à la fromagerie Boivin et s’enfiler pour 3 piastres de fromage en crottes qui fait couic sous la dent. L’après-midi, il est si frais, tout dégoulinant de petit lait, un régal! On mouline un ptit peu plus histoire de s’asseoir au nouveau petit belvédère qui fait face à La Baie des Ha Ha. Et on revient, par le même chemin ou par le rang St-Martin qui offre des panoramas magnifiques le long du Saguenay,mais il faut vouloir souffrir un ptit peu plus : des côtes, des côtes et encore des côtes.

jeudi 29 mai 2008

Heureux qui comme Ulysse...


En direction de la Baie, nous roulions depuis peu quand N a aperçu à travers le toit ouvrant, une petite bête qui gigotait sous les kayaks. On se souvient alors avoir entendu un petit couinement, au moment où on avait déplacé mon kayak pour le grimper sur la voiture. N arrête donc le moteur et tente de chasser l’intrus, rien n’y fait, le petit se ronge d’inquiétude. On reprend la route, certains que le vent aura raison du petit être rayé, snif… Nous avons glissé sur l’eau pendant une petite heure. Je me rappelle qu’il faisait très beau ce jour d’avril, des amas de glace se détachaient des berges et flottaient tout autour de nous. Nous nous sommes arrêtés pour dîner dans une charmante petite anse. Dans notre dos s’élevait une belle falaise plutôt inhospitalière. Tiens, un petit suisse s’amuse près de nous, il vient nous voir, cabotine, grimpe dans les alentours, se cache, puis, après quelque temps réapparaît, saute sur une roche, une autre et hop! rembarque dans le kayak. C’est notre passager clandestin! Caché sous le siège du kayak, le tamia a navigué bien malgré lui. N bloque le dessous du siège, il faut éviter qu’Ulysse (son nom coulait de source) ne ressorte et abandonne le navire. On doit le ramener chez lui. De retour à la maison, nous avons libéré le passager clandestin qui a rapidement regagné son terrier. Ulysse, après une pareille odyssée, semblait bien heureux de fouler à nouveau le sol de sa patrie.

mercredi 28 mai 2008

La grotte de St-Fabien-sur-mer


Découverte grâce au guide touristique du Bas St-Laurent , il nous a fallu quelques tentatives infructueuses avant d’en fouler le fond. C’est qu’en se mettant à l’eau, on partait du mauvais côté. On peut pagayer longtemps sans s’apercevoir que l’on s’éloigne sans cesse de notre but. C’était à la fin de juillet l’an dernier. Deux heures d’huile de coude à souquer contre un bon vent et un courant contraire. Cette grotte, nous en avions fait un mythe et je dois dire que j’ai été un peu déçue en la découvrant, mais quand je regarde cette photo, je la trouve pourtant franchement belle cette anfractuosité.

PS le guide mentionne grottes au pluriel, mystère…Il y en aurait d’autres?

mardi 27 mai 2008

Oumiak


Voici une photo prise au Groenland, tirée de l’ouvrage de Paul-Émile Victor : La vie des Eskimos paru chez Fernand Nathan en 1975. Je n’ai pas réussi à trouver le nom du photographe. J’aime les kayaks Inuits. Je me demande s’il en reste encore qui sont utilisés à des fins de chasse. Le kayak est ici suspendu hors de portée des chiens. La femme et les enfants du chasseur pouvaient accompagner celui-ci en voyageant à l’intérieur de l’avant et de l’arrière d’un kayak de plus grandes dimensions appelé alors oumiak. Il fallait aimer voyager serré.

lundi 26 mai 2008

Météo maritime


Je consulte toujours la météo maritime avant chaque sortie. Hier, la prévision des vents sur le Saguenay nous donnait moins de 10 nœuds en après-midi, par contre la météo générale prévoyait, elle, de forts vents. Qui croire? Il faisait si beau l’appel de l’eau était si fort que nous nous sommes lancés sur la Baie, juste un ptit tour. Après le dîner, les vents se sont levés et nous avons pris la décision de rentrer. Nous étions 4 kayakistes dans le secteur. Nous avions vu partir ces deux amis en kayak de bois, vêtus de short et de t-shirt, pieds nus, sans aucun autre équipement de sécurité qu’un ballon de pagaie trop gonflé, mais bon, c’est leur affaire! Y en a un des deux qui semble inexpérimenté, c’est leur affaire. J’évalue la force du vent grâce à mon chapeau dont la palette se soulève uniquement à plus de 40 Km\h de vent, et là, il volait derrière ma tête. Et puis, l’improbable s’est produit sur cette immensité d’eau. Alors que je bataille pour avancer, l’inexpérimenté kayakiste, me coupe, me rentre dedans et s’agrippe à mon kayak m’empêchant de pagayer. Rapidement, les vents nous projettent vers le rivage et les rochers, nous sommes à marée basse. Je sais bien que le chavirement nous guette. Je crie à cet énergumène paniqué de lâcher mon kayak, qu'il va nous faire désaller. Il me regarde complètement hagard en criant excuse madame! Bientôt, mon fragile Ellesmere bat sur une roche, je rétro actionne et finis par me dépêtrer de cet abordage, et le type, affolé, se tire à l’eau. Sitôt libérée, le corps secoué de tremblements de peur ou de colère, j’attaque à nouveau ces grosses bourrasques d’Éole. L’histoire se termine fort bien, on est revenu sain et sauf à la marina de l’Anse à Benjamin, mon kayak a des belles grosses grafignes et les deux autres kayakistes étaient en vue quand on a quitté La Baie. OUF! Leçon pour Nath : qu’elles soient maritimes ou terrestres, les prévisions météorologiques doivent toutes les deux être conjuguées conjointement, lors de la prise de décision. Kayak aujourd’hui? Ça dépend du vent!
P.S. Il s’agit d’une photo prise aux îles de la Madeleine.