N et moi étions étudiants en art, moi terminant mon bac et lui entamant une maîtrise. À cette époque, je l’ai vu animer quantités de toiles de personnages et de couleurs étranges. Nous sommes restés fidèles à nos vocations artistiques. Toute la créativité de N s’est transformée pour finalement exploser dans un tout autre registre. Il carbure au stress généré par le centre d’artistes qu’il développe et dirige. Il a tellement d’idées que parfois je dois le freiner pour qu’il respire un peu. Avoir de l’admiration pour celui qu’on aime, c’est aussi important que le trouver beau et aimer se blottir au creux de ses bras. Il y a vingt ans aujourd’hui, je posais mon regard et le cinéma de nos vies réunies défile depuis à toute allure. Vingt ans c’est l’âge qu’on avait. Il me semble que c’est celui qu’on a encore…mardi 14 octobre 2008
Deux décennies
N et moi étions étudiants en art, moi terminant mon bac et lui entamant une maîtrise. À cette époque, je l’ai vu animer quantités de toiles de personnages et de couleurs étranges. Nous sommes restés fidèles à nos vocations artistiques. Toute la créativité de N s’est transformée pour finalement exploser dans un tout autre registre. Il carbure au stress généré par le centre d’artistes qu’il développe et dirige. Il a tellement d’idées que parfois je dois le freiner pour qu’il respire un peu. Avoir de l’admiration pour celui qu’on aime, c’est aussi important que le trouver beau et aimer se blottir au creux de ses bras. Il y a vingt ans aujourd’hui, je posais mon regard et le cinéma de nos vies réunies défile depuis à toute allure. Vingt ans c’est l’âge qu’on avait. Il me semble que c’est celui qu’on a encore…lundi 13 octobre 2008
Sentier Euchère
dimanche 12 octobre 2008
Pic de la hutte

Petite randonnée jusqu’au Pic de la hutte sur les monts Valin. Les feuilles n’ont pas encore lâché prise. Une étrange lumière qui filtre à travers les nuages morcelés nous fait apparaître une palette de camaïeux automnaux. On s’amuse à reconnaître à l’horizon le Lac St-Jean, minuscule, réduit à sa plus simple expression en une fine ligne de bleu clair. Le vent qui nous glace les joues et les mains transporte avec lui des parfums subtils de terre humide, de sapinage, de feuilles mortes. Ça sent la neige!
mardi 7 octobre 2008
Projection

Après avoir vu le très beau film de Fatih Akin «De l’autre côté», je me suis demandé de combien d’actes et de rendez-vous manqués se composait ma vie. Les si j’avais su. Tous ces jours cumulés qui forment une existence, ces rencontres faites ou non, ces décisions consciemment ou non évités. Quelle influence, quel tournant ont-ils fait prendre à mon existence? Y aura-t-il un moment, même bref, un instant de lucidité qui me permettra de visionner ce film de ma vie avec toutes les scènes coupées au montage misent en parallèle? Pourrais-je lire tout le scénario, rencontrer tous les acteurs, visiter tous les décors? Je ne pense pas (du moins pas consciemment) évoquer des regrets, loin de là, ce n’est que curiosité.
Sur la photo: Nath sillonnant Wall street dans le sentier Navajo trail de Bryce Canyon.
samedi 4 octobre 2008
Bang!

Je ne comprends rien à cette coutume qui veut qu’un chasseur pavoise en plein centre ville avec sa victime fraîchement abattue, ficelée sur le capot de son «pick-up». Je trouve ça affreux, triste. Où est passée la dignité dans cette morbide mascarade? Je ne comprends pas l’instinct chasseur.
Sur la photo:Wapiti rencontré au Grand Canyon
Sur la photo:Wapiti rencontré au Grand Canyon
dimanche 28 septembre 2008
Les esprits veillent
samedi 27 septembre 2008
L'oeil américain

On peut passer et ne rien voir. Au fil de l’eau et des multiples coups de pagaies, on développe ce sens particulier, cette habileté de voir ou percevoir de subtils signes, une sorte d’intuition : «l’œil américain». Je crois que c’est avant tout un état d’esprit qui permet de vivre des moments rares, des rencontres particulières. Ici, après avoir entendu leur cri grinçant, nous avons tenté de trouver l’endroit où elles avaient pu se poser sur Philip Edward Island. Nous les avons observées pendant plusieurs minutes. Les majestueux échassiers, des grues du Canada rarement présentes dans la Baie Georgienne, ne semblaient pas intimidés par notre passage. Elles se déplaçaient avec élégance sur les pierres, à l’occasion, elles déployaient gracieusement l’envergure spectaculaire de leurs ailes (un peu plus de 2 mètres).
jeudi 25 septembre 2008
Tête d'indien

Il me semble que tous les critères sont réunis hormis le fait que nous ne somme pas encore en octobre. Il fait chaud et nous avons subi du gel au sol. Les vents sont doux et légers, un petit peu de brouillard recouvre tous nos réveils matinaux des derniers jours . Tout cela doit tenir 3 jours de suite et on a un été des indiens. Yé! A-t-on droit à un seul? Peut-on espérer plusieurs étés indiens consécutifs?
mercredi 24 septembre 2008
En avant toute!
dimanche 21 septembre 2008
Bombus
jeudi 18 septembre 2008
Last Chance Canyon

Je sais qu’à l’automne on peut espérer profiter encore de belles journées mais, c’est pas pareil. On compte sur les doigts d’une main, ces journées (on parle ici de la fin de semaine) où on jettera nos kayaks sur le toit de la voiture puis sur l’eau. Le cœur gonflé par anticipation et la tête qui se dit c’est peut-être la dernière fois cette année! Wouai Wouai c’est beau l’automne, c’est romantique ! Toute la nature se pare de couleurs et se retient pour ne pas laisser aller ses feuilles trop vite et se retrouver à nu. C’est un prélude. L’antichambre de l’hiver. Le purgatoire….
Finalement, ça m’tente pas l’automne parce qu’après viennent six mois de gris et blanc et gris.
Finalement, ça m’tente pas l’automne parce qu’après viennent six mois de gris et blanc et gris.
mardi 16 septembre 2008
Tout est dans l’œil de celui qui regarde

Aujourd’hui, dans le cadre de l’exposition de la rentrée, j’ai donné une entrevue à de jeunes apprentis journalistes. Tout s’est déroulé dans une atmosphère détendue et très professionnelle. Les deux étudiantes en Art et Technologie des Médias me semblaient vraiment passionnées par leur travail. L’étincelle dans le regard. À l’UQAC, je côtoie quotidiennement de jeunes artistes en devenir et je ne me pose pas la question sur la valeur de leurs études. J’ai étudié en art à cette même université et c’est elle qui m’a permis d’y gagner ma vie. Je sais bien que la plupart d’entre eux changeront de chemin, une fois gradué. Mais, pendant les trois années de formation/création qu’ils réalisent, ils auront appris à vivre autrement et avoir l’esprit ouvert, à développer des solutions originales aux contraintes imposées par la peinture, la photographie, le théâtre, le cinéma ou la sculpture. Ils seront armés par leur créativité et leur désir de s’accomplir pleinement comme individu membre d’une société qui n’évolue pas toujours comme on le voudrait. Il ne faut pas douter de l’importance des artistes. Ce sont eux qui savent d’où vient le vent et où il s’en va. Ce sont eux les vecteurs de changement.
lundi 15 septembre 2008
Pierre qui roule

Je la pose chaque soir. Au matin, je la reprends. Parfois, j’ai l’impression qu’elle se joue de moi. Plus rien n’est possible, je m’enlise avec elle, son poids me surpasse. Je fais «du sur place» et pourtant, j’avance, de tous petits pas, presque imperceptibles, j’avance et elle avec moi, elle mon bagage, la somme de mes essais et erreurs, ma grosse roche quoi!
samedi 13 septembre 2008
Trois ptits tours et puis s'en vont
Il s'en est allé en fin d'après midi, l'Eurodam avec ses passagers newyorkais. N a bien essayé de faire la course, le paquebot doucement se laissait entraîner par la marée descendante et est bien vite disparu derrière un cap alors que nous rentrions à la marina de l'Anse à Benjamin.
mardi 9 septembre 2008
La saison des gros bateaux


C’est aujourd’hui que la visite arrive. Les bateaux de croisières viennent jeter l’ancre à La Baie pour quelques heures. On aménage à grands frais un port d’escale dont ils savent très bien se passer. Le plaisir de cet événement, ce n’est pas de regarder le va et vient des petites navettes qui extraient du ventre de ces hôtels flottant quelques dizaines de touristes avides de visiter La Petite Maison Blanche. Non. Le fun, c’est d’aller longer leurs flancs en kayak. Devenir David se mesurant à Goliath. Se sentir petit, petit, mais partager le même élément, le Saguenay. Je ne vois que deux bateaux sur le calendrier de la ville le MS Eurodam et le MS Royal Princess alors qu’on nous en promettait des dizaines…
mercredi 3 septembre 2008
dimanche 31 août 2008
Grosse prise

C’est comme s’acharner à vouloir sortir un gros saumon hors de l’eau. La bête est entêtée, nul salut hors de l’eau. L’Onondaga, ce sous-marin qu’on tente de hisser le long du quai de Pointe au Père donne des sueurs froides à tous ceux qui croient dans ce projet fort original d’hôtellerie sous marinière. La bête n’a pas dit son dernier mot. Au levé du jour, alors que les grues s’unissaient en tendant leurs lignes de toute leur force, le monstre d’acier tout rouillé s’est incliné doucement, histoire de montrer sa détermination à demeurer dans son élément.

mercredi 27 août 2008
Conditionnement
Difficile de se concentrer sur l’action présente alors qu’on a dans la tête des images de vacances. Il faut que j’entraîne mon cerveau à retourner au travail. Je vis un petit choc chaque matin. Au moment d’ouvrir les yeux, je me rends compte que je ne peux plus improviser ma journée, mes heures sont planifiées. C’est une période de transition. Je dois admettre que mon esprit s’adapte moins vite aux changements que mon corps, voilà tout.
lundi 25 août 2008
Dans le bain

Me voilà de retour au travail après une pause de 4 mois. J’ai mal aux joues d’avoir souri toute la journée. J’ai la chance d’aimer mon travail et de vivre le retour à mon poste avec beaucoup de bonheur. Revoir les collègues, se raconter notre été, recevoir les étudiants qui passent dire bonjour et rencontrer les nouveaux qui (se) cherchent une direction ou qui explorent tout simplement. En ouvrant mes courriels, j’en ai trouvé plus de 600. J’ai du avoir recours à une boîte de carton pour recueillir mon courrier postal. L’adrénaline du retour me permettra de mettre une nouvelle exposition sur les rails d’ici la semaine prochaine. Je me retrouve devant une petite montagne à gravir, mais, j’aime bien les randonnées. J’ai toujours apprécié les rentrées scolaires et mon karma m’en réserve une à chaque année.
dimanche 24 août 2008
Killarney (le village)

Quel drôle de petit village. Bien sûr, l’endroit est d’abord dédié aux pêcheurs et aux plaisanciers. Les bateaux sont gros et on y voit toujours les occupants festifs,un verre à la main. Nous nous attendions à voir un de ces charmants petits ports avec promenade au bord de l’eau, petites boutiques souvenirs pour touristes ravis, et bien non. Rien de tout ça. Killarney ressemble sans doute à ce qu’il ressemblait, il y a cinquante ans. Il n’y a pas grand-chose à voir, et pas grand-chose à faire, sauf manger de la crème glacée et des fish’n chips qui sont ma foi très bons, avec poisson frais du jour. Ce qui nous a le plus étonnés, c’est leur épicerie. Ouf! Petit comptoir de viande, petit comptoir de légumes et pas de légumes dedans, pour le reste, un petit peu d’un peu de tout, très chers. Après renseignements, on nous a dit que les gens allaient, pour la plupart faire leur épicerie à Sudbury, 100 kilomètres plus au nord. Aller-retour, deux heures de routes pour faire les emplettes. Heureusement, il y a quand même une poissonnerie. C’est ce qui nous a sauvé d’une petite déprime. En camping, on aime bien se gâter. Il a fallu user d’imagination et d’humour.
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