vendredi 31 octobre 2008

Joyeux halloween!

Nath en lilliputienne.

jeudi 30 octobre 2008

Suspension


S’asseoir sous un arbre. Coller sa tête contre le tronc. Lever les yeux et regarder le ciel à travers les branches. Respirer un bon coup et s’apaiser.

dimanche 26 octobre 2008

Petit réconfort


Une journée comme aujourd’hui ressemble à un cadeau. Une chose auquel on ne s’attendait pas. Un peu pour me consoler d’avoir endormi mes kayaks, le soleil s’est pointé avec en prime la douceur du temps. Impossible de résister à l’envie de se dégourdir les mollets. Un peu de vélo dans les alentours, où nous avons rencontré plusieurs merles qui faisaient leur valise, dernier préparatif avant le grand départ vers des horizons plus confortables.

samedi 25 octobre 2008

Dormez bien

Le gros Nomad, son copain Saguenay et le petit Ellesmere sont sagement suspendus dans leur quartier d'hiver. Dormez bien, car j’ai des projets pour vous. La saison 2008 n’est pas finie. Cette histoire aura une suite…

mercredi 22 octobre 2008

Première neige

Les critères qui définissent ce qu’est une première neige sont plus faciles à évaluer que ceux de l’été indien:
1- Il faut qu’elle colle au sol pendant quelques heures. (nombre indéfini)
2- Elle inspire la résignation face aux six prochains mois.

lundi 20 octobre 2008

Remisage

Parmi tous les travaux de mise en hivernage vient inévitablement la fin de semaine où il faut ranger les kayaks. Nous avons encore remis cette obligation à plus tard. C’est trop triste de mettre fin à la saison de la pagaie. Je ne veux pas ranger mes jouets!

dimanche 19 octobre 2008

Visiteur du matin… Visiteur du soir…


Depuis que je n’ai plus de chat dans la maison, je reçois la visite quotidiennement de plusieurs représentants de la gente féline. Ils viennent me saluer (ça me fait plaisir de l’imaginer). Ils viennent en fait remplir leur dent creuse dans le petit bol remplit de grignotes sèches que je laisse à leur intention. Se succèdent ainsi, tout au long de la journée, Poinçon, très sauvage, le chat aux oreilles trouées et à l’œil opaque. Tit-Minou noir à poil blanc, très câlin, ici en photo. À l’occasion, Mlle pantoufle aux petons blancs vient faire un petit tour, (déjà vue sur ce blog à la mi-Août) et l’incomparable Caruso, un chat roux très athlétique qu’on entend venir de loin car il s’annonce toujours par de longues tirades mélodieuses et qui se tortille en attendant les caresses. Ils vont et viennent, au fil des saisons, certains disparaissent et sont remplacés par d’autres, j’ai longtemps surveillé les allées et venues de Salem, un chat noir tout écorché qui s’arrachait la vie et venait régulièrement vider son bol. Disparu ce printemps…

mercredi 15 octobre 2008

Spécimen rare


Il y a quelque jour, on m’a fait part de cette drôle d’observation. Paraît-il qu’ils sont nombreux à affirmer que cet automne, les arbres n’ont offert que des tonalités de jaune en guise de couleurs automnales, pas d’orange, pas de rouge, juste du jaune. Cette observation de type «légende urbaine» repose-t-elle sur une certaine base scientifique? Il semble que oui. L’intensité du jaune (dû aux pigments appelés caroténoïdes) varie avec les conditions climatiques : temps doux et ensoleillé, temps sec et venteux, pluvieux?

Saviez-vous qu’on ne trouve le rouge éclatant (grâce à la présence de pigments appelés anthocyanines) qu'en Amérique du Nord, au Japon, en Corée du Sud et du Nord et dans le Nord de la Chine?

On est donc content de savoir tout ça!


mardi 14 octobre 2008

Deux décennies

N et moi étions étudiants en art, moi terminant mon bac et lui entamant une maîtrise. À cette époque, je l’ai vu animer quantités de toiles de personnages et de couleurs étranges. Nous sommes restés fidèles à nos vocations artistiques. Toute la créativité de N s’est transformée pour finalement exploser dans un tout autre registre. Il carbure au stress généré par le centre d’artistes qu’il développe et dirige. Il a tellement d’idées que parfois je dois le freiner pour qu’il respire un peu. Avoir de l’admiration pour celui qu’on aime, c’est aussi important que le trouver beau et aimer se blottir au creux de ses bras. Il y a vingt ans aujourd’hui, je posais mon regard et le cinéma de nos vies réunies défile depuis à toute allure. Vingt ans c’est l’âge qu’on avait. Il me semble que c’est celui qu’on a encore…

lundi 13 octobre 2008

Sentier Euchère


Comme un peu d'été qui résiste. Ascension du sentier de la croix en passant par le sentier bellevue, qui porte bien son nom.

dimanche 12 octobre 2008

Pic de la hutte



Petite randonnée jusqu’au Pic de la hutte sur les monts Valin. Les feuilles n’ont pas encore lâché prise. Une étrange lumière qui filtre à travers les nuages morcelés nous fait apparaître une palette de camaïeux automnaux. On s’amuse à reconnaître à l’horizon le Lac St-Jean, minuscule, réduit à sa plus simple expression en une fine ligne de bleu clair. Le vent qui nous glace les joues et les mains transporte avec lui des parfums subtils de terre humide, de sapinage, de feuilles mortes. Ça sent la neige!


mardi 7 octobre 2008

Projection



Après avoir vu le très beau film de Fatih Akin «De l’autre côté», je me suis demandé de combien d’actes et de rendez-vous manqués se composait ma vie. Les si j’avais su. Tous ces jours cumulés qui forment une existence, ces rencontres faites ou non, ces décisions consciemment ou non évités. Quelle influence, quel tournant ont-ils fait prendre à mon existence? Y aura-t-il un moment, même bref, un instant de lucidité qui me permettra de visionner ce film de ma vie avec toutes les scènes coupées au montage misent en parallèle? Pourrais-je lire tout le scénario, rencontrer tous les acteurs, visiter tous les décors? Je ne pense pas (du moins pas consciemment) évoquer des regrets, loin de là, ce n’est que curiosité.

Sur la photo: Nath sillonnant Wall street dans le sentier Navajo trail de Bryce Canyon.

samedi 4 octobre 2008

Bang!



Je ne comprends rien à cette coutume qui veut qu’un chasseur pavoise en plein centre ville avec sa victime fraîchement abattue, ficelée sur le capot de son «pick-up». Je trouve ça affreux, triste. Où est passée la dignité dans cette morbide mascarade? Je ne comprends pas l’instinct chasseur.

Sur la photo:Wapiti rencontré au Grand Canyon

dimanche 28 septembre 2008

Les esprits veillent



Journée de bruine, journée de brume. Certains esprits planent et veillent. Trois crevaisons sur une distance de 33 kilomètres à vélo. C’est une bonne moyenne!

samedi 27 septembre 2008

L'oeil américain


On peut passer et ne rien voir. Au fil de l’eau et des multiples coups de pagaies, on développe ce sens particulier, cette habileté de voir ou percevoir de subtils signes, une sorte d’intuition : «l’œil américain». Je crois que c’est avant tout un état d’esprit qui permet de vivre des moments rares, des rencontres particulières. Ici, après avoir entendu leur cri grinçant, nous avons tenté de trouver l’endroit où elles avaient pu se poser sur Philip Edward Island. Nous les avons observées pendant plusieurs minutes. Les majestueux échassiers, des grues du Canada rarement présentes dans la Baie Georgienne, ne semblaient pas intimidés par notre passage. Elles se déplaçaient avec élégance sur les pierres, à l’occasion, elles déployaient gracieusement l’envergure spectaculaire de leurs ailes (un peu plus de 2 mètres).

jeudi 25 septembre 2008

Tête d'indien


Il me semble que tous les critères sont réunis hormis le fait que nous ne somme pas encore en octobre. Il fait chaud et nous avons subi du gel au sol. Les vents sont doux et légers, un petit peu de brouillard recouvre tous nos réveils matinaux des derniers jours . Tout cela doit tenir 3 jours de suite et on a un été des indiens. Yé! A-t-on droit à un seul? Peut-on espérer plusieurs étés indiens consécutifs?


mercredi 24 septembre 2008

En avant toute!



Certains chemins méritent d’être empruntés même s’il faut peiner pour les traverser. Plutôt que de retourner en arrière, de s’imposer un long détour, la pagaie devient perche, les joncs résistent, me retiennent puis s’écartent.


dimanche 21 septembre 2008

Bombus


Journée fraîche mais parfaite pour le jardinage. Quelques plantes à déplacer, quelques bulbes à planter. Les bourdons léthargiques semblent s’être donné le mot pour squatter le sédum.

jeudi 18 septembre 2008

Last Chance Canyon



Je sais qu’à l’automne on peut espérer profiter encore de belles journées mais, c’est pas pareil. On compte sur les doigts d’une main, ces journées (on parle ici de la fin de semaine) où on jettera nos kayaks sur le toit de la voiture puis sur l’eau. Le cœur gonflé par anticipation et la tête qui se dit c’est peut-être la dernière fois cette année! Wouai Wouai c’est beau l’automne, c’est romantique ! Toute la nature se pare de couleurs et se retient pour ne pas laisser aller ses feuilles trop vite et se retrouver à nu. C’est un prélude. L’antichambre de l’hiver. Le purgatoire….

Finalement, ça m’tente pas l’automne parce qu’après viennent six mois de gris et blanc et gris.

mardi 16 septembre 2008

Tout est dans l’œil de celui qui regarde



Aujourd’hui, dans le cadre de l’exposition de la rentrée, j’ai donné une entrevue à de jeunes apprentis journalistes. Tout s’est déroulé dans une atmosphère détendue et très professionnelle. Les deux étudiantes en Art et Technologie des Médias me semblaient vraiment passionnées par leur travail. L’étincelle dans le regard. À l’UQAC, je côtoie quotidiennement de jeunes artistes en devenir et je ne me pose pas la question sur la valeur de leurs études. J’ai étudié en art à cette même université et c’est elle qui m’a permis d’y gagner ma vie. Je sais bien que la plupart d’entre eux changeront de chemin, une fois gradué. Mais, pendant les trois années de formation/création qu’ils réalisent, ils auront appris à vivre autrement et avoir l’esprit ouvert, à développer des solutions originales aux contraintes imposées par la peinture, la photographie, le théâtre, le cinéma ou la sculpture. Ils seront armés par leur créativité et leur désir de s’accomplir pleinement comme individu membre d’une société qui n’évolue pas toujours comme on le voudrait. Il ne faut pas douter de l’importance des artistes. Ce sont eux qui savent d’où vient le vent et où il s’en va. Ce sont eux les vecteurs de changement.