samedi 25 octobre 2008
mercredi 22 octobre 2008
lundi 20 octobre 2008
dimanche 19 octobre 2008
Visiteur du matin… Visiteur du soir…

Depuis que je n’ai plus de chat dans la maison, je reçois la visite quotidiennement de plusieurs représentants de la gente féline. Ils viennent me saluer (ça me fait plaisir de l’imaginer). Ils viennent en fait remplir leur dent creuse dans le petit bol remplit de grignotes sèches que je laisse à leur intention. Se succèdent ainsi, tout au long de la journée, Poinçon, très sauvage, le chat aux oreilles trouées et à l’œil opaque. Tit-Minou noir à poil blanc, très câlin, ici en photo. À l’occasion, Mlle pantoufle aux petons blancs vient faire un petit tour, (déjà vue sur ce blog à la mi-Août) et l’incomparable Caruso, un chat roux très athlétique qu’on entend venir de loin car il s’annonce toujours par de longues tirades mélodieuses et qui se tortille en attendant les caresses. Ils vont et viennent, au fil des saisons, certains disparaissent et sont remplacés par d’autres, j’ai longtemps surveillé les allées et venues de Salem, un chat noir tout écorché qui s’arrachait la vie et venait régulièrement vider son bol. Disparu ce printemps…
mercredi 15 octobre 2008
Spécimen rare

Il y a quelque jour, on m’a fait part de cette drôle d’observation. Paraît-il qu’ils sont nombreux à affirmer que cet automne, les arbres n’ont offert que des tonalités de jaune en guise de couleurs automnales, pas d’orange, pas de rouge, juste du jaune. Cette observation de type «légende urbaine» repose-t-elle sur une certaine base scientifique? Il semble que oui. L’intensité du jaune (dû aux pigments appelés caroténoïdes) varie avec les conditions climatiques : temps doux et ensoleillé, temps sec et venteux, pluvieux?
Saviez-vous qu’on ne trouve le rouge éclatant (grâce à la présence de pigments appelés anthocyanines) qu'en Amérique du Nord, au Japon, en Corée du Sud et du Nord et dans le Nord de la Chine?
On est donc content de savoir tout ça!
Saviez-vous qu’on ne trouve le rouge éclatant (grâce à la présence de pigments appelés anthocyanines) qu'en Amérique du Nord, au Japon, en Corée du Sud et du Nord et dans le Nord de la Chine?
On est donc content de savoir tout ça!
mardi 14 octobre 2008
Deux décennies
N et moi étions étudiants en art, moi terminant mon bac et lui entamant une maîtrise. À cette époque, je l’ai vu animer quantités de toiles de personnages et de couleurs étranges. Nous sommes restés fidèles à nos vocations artistiques. Toute la créativité de N s’est transformée pour finalement exploser dans un tout autre registre. Il carbure au stress généré par le centre d’artistes qu’il développe et dirige. Il a tellement d’idées que parfois je dois le freiner pour qu’il respire un peu. Avoir de l’admiration pour celui qu’on aime, c’est aussi important que le trouver beau et aimer se blottir au creux de ses bras. Il y a vingt ans aujourd’hui, je posais mon regard et le cinéma de nos vies réunies défile depuis à toute allure. Vingt ans c’est l’âge qu’on avait. Il me semble que c’est celui qu’on a encore…lundi 13 octobre 2008
Sentier Euchère
dimanche 12 octobre 2008
Pic de la hutte

Petite randonnée jusqu’au Pic de la hutte sur les monts Valin. Les feuilles n’ont pas encore lâché prise. Une étrange lumière qui filtre à travers les nuages morcelés nous fait apparaître une palette de camaïeux automnaux. On s’amuse à reconnaître à l’horizon le Lac St-Jean, minuscule, réduit à sa plus simple expression en une fine ligne de bleu clair. Le vent qui nous glace les joues et les mains transporte avec lui des parfums subtils de terre humide, de sapinage, de feuilles mortes. Ça sent la neige!
mardi 7 octobre 2008
Projection

Après avoir vu le très beau film de Fatih Akin «De l’autre côté», je me suis demandé de combien d’actes et de rendez-vous manqués se composait ma vie. Les si j’avais su. Tous ces jours cumulés qui forment une existence, ces rencontres faites ou non, ces décisions consciemment ou non évités. Quelle influence, quel tournant ont-ils fait prendre à mon existence? Y aura-t-il un moment, même bref, un instant de lucidité qui me permettra de visionner ce film de ma vie avec toutes les scènes coupées au montage misent en parallèle? Pourrais-je lire tout le scénario, rencontrer tous les acteurs, visiter tous les décors? Je ne pense pas (du moins pas consciemment) évoquer des regrets, loin de là, ce n’est que curiosité.
Sur la photo: Nath sillonnant Wall street dans le sentier Navajo trail de Bryce Canyon.
samedi 4 octobre 2008
Bang!

Je ne comprends rien à cette coutume qui veut qu’un chasseur pavoise en plein centre ville avec sa victime fraîchement abattue, ficelée sur le capot de son «pick-up». Je trouve ça affreux, triste. Où est passée la dignité dans cette morbide mascarade? Je ne comprends pas l’instinct chasseur.
Sur la photo:Wapiti rencontré au Grand Canyon
Sur la photo:Wapiti rencontré au Grand Canyon
dimanche 28 septembre 2008
Les esprits veillent
samedi 27 septembre 2008
L'oeil américain

On peut passer et ne rien voir. Au fil de l’eau et des multiples coups de pagaies, on développe ce sens particulier, cette habileté de voir ou percevoir de subtils signes, une sorte d’intuition : «l’œil américain». Je crois que c’est avant tout un état d’esprit qui permet de vivre des moments rares, des rencontres particulières. Ici, après avoir entendu leur cri grinçant, nous avons tenté de trouver l’endroit où elles avaient pu se poser sur Philip Edward Island. Nous les avons observées pendant plusieurs minutes. Les majestueux échassiers, des grues du Canada rarement présentes dans la Baie Georgienne, ne semblaient pas intimidés par notre passage. Elles se déplaçaient avec élégance sur les pierres, à l’occasion, elles déployaient gracieusement l’envergure spectaculaire de leurs ailes (un peu plus de 2 mètres).
jeudi 25 septembre 2008
Tête d'indien

Il me semble que tous les critères sont réunis hormis le fait que nous ne somme pas encore en octobre. Il fait chaud et nous avons subi du gel au sol. Les vents sont doux et légers, un petit peu de brouillard recouvre tous nos réveils matinaux des derniers jours . Tout cela doit tenir 3 jours de suite et on a un été des indiens. Yé! A-t-on droit à un seul? Peut-on espérer plusieurs étés indiens consécutifs?
mercredi 24 septembre 2008
En avant toute!
dimanche 21 septembre 2008
Bombus
jeudi 18 septembre 2008
Last Chance Canyon

Je sais qu’à l’automne on peut espérer profiter encore de belles journées mais, c’est pas pareil. On compte sur les doigts d’une main, ces journées (on parle ici de la fin de semaine) où on jettera nos kayaks sur le toit de la voiture puis sur l’eau. Le cœur gonflé par anticipation et la tête qui se dit c’est peut-être la dernière fois cette année! Wouai Wouai c’est beau l’automne, c’est romantique ! Toute la nature se pare de couleurs et se retient pour ne pas laisser aller ses feuilles trop vite et se retrouver à nu. C’est un prélude. L’antichambre de l’hiver. Le purgatoire….
Finalement, ça m’tente pas l’automne parce qu’après viennent six mois de gris et blanc et gris.
Finalement, ça m’tente pas l’automne parce qu’après viennent six mois de gris et blanc et gris.
mardi 16 septembre 2008
Tout est dans l’œil de celui qui regarde

Aujourd’hui, dans le cadre de l’exposition de la rentrée, j’ai donné une entrevue à de jeunes apprentis journalistes. Tout s’est déroulé dans une atmosphère détendue et très professionnelle. Les deux étudiantes en Art et Technologie des Médias me semblaient vraiment passionnées par leur travail. L’étincelle dans le regard. À l’UQAC, je côtoie quotidiennement de jeunes artistes en devenir et je ne me pose pas la question sur la valeur de leurs études. J’ai étudié en art à cette même université et c’est elle qui m’a permis d’y gagner ma vie. Je sais bien que la plupart d’entre eux changeront de chemin, une fois gradué. Mais, pendant les trois années de formation/création qu’ils réalisent, ils auront appris à vivre autrement et avoir l’esprit ouvert, à développer des solutions originales aux contraintes imposées par la peinture, la photographie, le théâtre, le cinéma ou la sculpture. Ils seront armés par leur créativité et leur désir de s’accomplir pleinement comme individu membre d’une société qui n’évolue pas toujours comme on le voudrait. Il ne faut pas douter de l’importance des artistes. Ce sont eux qui savent d’où vient le vent et où il s’en va. Ce sont eux les vecteurs de changement.
lundi 15 septembre 2008
Pierre qui roule

Je la pose chaque soir. Au matin, je la reprends. Parfois, j’ai l’impression qu’elle se joue de moi. Plus rien n’est possible, je m’enlise avec elle, son poids me surpasse. Je fais «du sur place» et pourtant, j’avance, de tous petits pas, presque imperceptibles, j’avance et elle avec moi, elle mon bagage, la somme de mes essais et erreurs, ma grosse roche quoi!
samedi 13 septembre 2008
Trois ptits tours et puis s'en vont
Il s'en est allé en fin d'après midi, l'Eurodam avec ses passagers newyorkais. N a bien essayé de faire la course, le paquebot doucement se laissait entraîner par la marée descendante et est bien vite disparu derrière un cap alors que nous rentrions à la marina de l'Anse à Benjamin.
mardi 9 septembre 2008
La saison des gros bateaux


C’est aujourd’hui que la visite arrive. Les bateaux de croisières viennent jeter l’ancre à La Baie pour quelques heures. On aménage à grands frais un port d’escale dont ils savent très bien se passer. Le plaisir de cet événement, ce n’est pas de regarder le va et vient des petites navettes qui extraient du ventre de ces hôtels flottant quelques dizaines de touristes avides de visiter La Petite Maison Blanche. Non. Le fun, c’est d’aller longer leurs flancs en kayak. Devenir David se mesurant à Goliath. Se sentir petit, petit, mais partager le même élément, le Saguenay. Je ne vois que deux bateaux sur le calendrier de la ville le MS Eurodam et le MS Royal Princess alors qu’on nous en promettait des dizaines…
mercredi 3 septembre 2008
dimanche 31 août 2008
Grosse prise

C’est comme s’acharner à vouloir sortir un gros saumon hors de l’eau. La bête est entêtée, nul salut hors de l’eau. L’Onondaga, ce sous-marin qu’on tente de hisser le long du quai de Pointe au Père donne des sueurs froides à tous ceux qui croient dans ce projet fort original d’hôtellerie sous marinière. La bête n’a pas dit son dernier mot. Au levé du jour, alors que les grues s’unissaient en tendant leurs lignes de toute leur force, le monstre d’acier tout rouillé s’est incliné doucement, histoire de montrer sa détermination à demeurer dans son élément.

mercredi 27 août 2008
Conditionnement
Difficile de se concentrer sur l’action présente alors qu’on a dans la tête des images de vacances. Il faut que j’entraîne mon cerveau à retourner au travail. Je vis un petit choc chaque matin. Au moment d’ouvrir les yeux, je me rends compte que je ne peux plus improviser ma journée, mes heures sont planifiées. C’est une période de transition. Je dois admettre que mon esprit s’adapte moins vite aux changements que mon corps, voilà tout.
lundi 25 août 2008
Dans le bain

Me voilà de retour au travail après une pause de 4 mois. J’ai mal aux joues d’avoir souri toute la journée. J’ai la chance d’aimer mon travail et de vivre le retour à mon poste avec beaucoup de bonheur. Revoir les collègues, se raconter notre été, recevoir les étudiants qui passent dire bonjour et rencontrer les nouveaux qui (se) cherchent une direction ou qui explorent tout simplement. En ouvrant mes courriels, j’en ai trouvé plus de 600. J’ai du avoir recours à une boîte de carton pour recueillir mon courrier postal. L’adrénaline du retour me permettra de mettre une nouvelle exposition sur les rails d’ici la semaine prochaine. Je me retrouve devant une petite montagne à gravir, mais, j’aime bien les randonnées. J’ai toujours apprécié les rentrées scolaires et mon karma m’en réserve une à chaque année.
dimanche 24 août 2008
Killarney (le village)

Quel drôle de petit village. Bien sûr, l’endroit est d’abord dédié aux pêcheurs et aux plaisanciers. Les bateaux sont gros et on y voit toujours les occupants festifs,un verre à la main. Nous nous attendions à voir un de ces charmants petits ports avec promenade au bord de l’eau, petites boutiques souvenirs pour touristes ravis, et bien non. Rien de tout ça. Killarney ressemble sans doute à ce qu’il ressemblait, il y a cinquante ans. Il n’y a pas grand-chose à voir, et pas grand-chose à faire, sauf manger de la crème glacée et des fish’n chips qui sont ma foi très bons, avec poisson frais du jour. Ce qui nous a le plus étonnés, c’est leur épicerie. Ouf! Petit comptoir de viande, petit comptoir de légumes et pas de légumes dedans, pour le reste, un petit peu d’un peu de tout, très chers. Après renseignements, on nous a dit que les gens allaient, pour la plupart faire leur épicerie à Sudbury, 100 kilomètres plus au nord. Aller-retour, deux heures de routes pour faire les emplettes. Heureusement, il y a quand même une poissonnerie. C’est ce qui nous a sauvé d’une petite déprime. En camping, on aime bien se gâter. Il a fallu user d’imagination et d’humour.
jeudi 21 août 2008
Bayfield inlet

Nous avons fait un petit détour dans ce charmant petit port très occupé. Il faut dire qu’il y a d’avantage de pêcheurs que de kayakistes ici. Il semble y avoir beaucoup de poissons. Les prises sont appelées White fish, Pickerel et LakeTrout , des truites avec un gros gabarit, elles ressemblent à des petits saumons. J’ai goûté frais et fumé et c’est ben bon.
Pour en revenir à Bayfield inlet, le jour de notre sortie, les vents faisaient un bon 20 nœuds avec rafales. Nous nous sommes donc contenté d’explorer la baie et ses multitudes de petites îles. Premiers contacts, ravissement, le décor est si surprenant. Au-dessus de nos têtes tournoie inlassablement un gros aigle noir. On rencontre aussi des grosses bernaches qui nous présentent leurs progénitures. Partis sans carte (à ne pas faire au pays des 30 000 îles) nos explorations nous ont amené au bout de quelques heures, à nous interroger sur notre position. À pagayer contre de bons vents, on espère, au retour, ne pas avoir à refaire tout notre parcours en sens inverse pour retrouver le fond de la petite baie.
Pour en revenir à Bayfield inlet, le jour de notre sortie, les vents faisaient un bon 20 nœuds avec rafales. Nous nous sommes donc contenté d’explorer la baie et ses multitudes de petites îles. Premiers contacts, ravissement, le décor est si surprenant. Au-dessus de nos têtes tournoie inlassablement un gros aigle noir. On rencontre aussi des grosses bernaches qui nous présentent leurs progénitures. Partis sans carte (à ne pas faire au pays des 30 000 îles) nos explorations nous ont amené au bout de quelques heures, à nous interroger sur notre position. À pagayer contre de bons vents, on espère, au retour, ne pas avoir à refaire tout notre parcours en sens inverse pour retrouver le fond de la petite baie.
samedi 16 août 2008
Jour d'été

Il a fait si beau aujourd’hui, quel contraste avec ce ciel qui se vide finalement de toutes ces promesses d’averses, en ce moment. Encouragés par le soleil, nous avons pris, ce matin, la direction de Ste Rose du Nord. Mer d’huile. Ce calme plat nous a permis de pousser jusqu’au Cap au Leste où la chaleur faisait cuire, sûrement à notre attention, de gros bleuets bien dodus, engloutis rapidement. Le front froid qui s’installait progressivement nous a amené un vent de dos, salutaire au retour, mais accompagné de bonnes vagues qui ne m’ont pas fait sourire du tout.

Il a fait chaud, et nous ne sommes pas les seuls à en avoir profiter. En effet, nous avons fait la rencontre de deux phoques qui lézardaient paresseusement sur les rochers. Celui-ci a à peine ouvert un œil à notre approche.
vendredi 15 août 2008
mardi 12 août 2008
Manitoulin Island

Les boutiques souvenirs sont ici, nommées «poste de traite», on y vend les classiques t-shirts, carte postales, livres, fausse et vraie pierre à savon, des tas de bébelles made in China, des mocassins et du fudge, toujours maison. Près de Little Current, nous avons fait la connaissance avec de charmantes créatures. Ces sculptures naïves et bon enfant peuplaient ce petit commerce franchement différent, plus authentique et très sympathique. J’y ai passé près d’une heure à fouiner et en suis ressortie et oui, avec des mocassins perlés doublés en polar.
mercredi 6 août 2008
Manitouloin

N. a repris le chemin du travail. Reste de très beaux souvenirs que nous nous sommes forgés ensemble au cours de cet été. Notre séjour dans la baie Georgienne nous a ravi. Non seulement avons-nous échappé à ce temps pluvieux qui n’a cessé de sévir ici, mais, nous avons ressenti d’émouvants frissons de bonheur parce que nous aimons toujours autant explorer et encore plus kayaker.
On a eu du très beau temps et oui les paysages de Killarney sont fabuleux pour les kayakistes. Des milliers d’îles (plus de 30 000), des rochers roses, des pins torturés par le vent (ceux qui ont inspiré le fameux Groupe des Sept), de l’eau turquoise, des formations nuageuses qui apparaissent aussi vite qu’elles disparaissent, des aigles à la douzaine, des petits serpents agressifs, des tortues de tous formats, des lis d’eau à profusion et même des grues (je ne croyais pas possible de rencontrer ces magnifiques échassiers dans leur habitat). Je vous raconterai donc plus en détail au fil des prochains jours notre aventure ontarienne de l’île Manitoulin en passant par French river, Bayfield inlet où après avoir pagayé pendant plusieurs heures, on s’est cru égaré, Killarney qui nous a beaucoup étonné (quel drôle de petit patelin avec une atmosphère plus que surannée) et le charmant petit Snug Harbour…à suivre.
Un salut tout spécial à V.
On a eu du très beau temps et oui les paysages de Killarney sont fabuleux pour les kayakistes. Des milliers d’îles (plus de 30 000), des rochers roses, des pins torturés par le vent (ceux qui ont inspiré le fameux Groupe des Sept), de l’eau turquoise, des formations nuageuses qui apparaissent aussi vite qu’elles disparaissent, des aigles à la douzaine, des petits serpents agressifs, des tortues de tous formats, des lis d’eau à profusion et même des grues (je ne croyais pas possible de rencontrer ces magnifiques échassiers dans leur habitat). Je vous raconterai donc plus en détail au fil des prochains jours notre aventure ontarienne de l’île Manitoulin en passant par French river, Bayfield inlet où après avoir pagayé pendant plusieurs heures, on s’est cru égaré, Killarney qui nous a beaucoup étonné (quel drôle de petit patelin avec une atmosphère plus que surannée) et le charmant petit Snug Harbour…à suivre.
Un salut tout spécial à V.
mardi 8 juillet 2008
Baleines

Nous avons passé quelques jours aux Escoumins. «Le Paradis marin» habituellement si vivant et festif était étrangement déserté par les kayakistes, sans doute en raison des multiples jours de pluie qui s’étendent sur nos rares jours d’été. On a eu la chance de s’installer dans ce que l’on considère comme le meilleur site du camping, sur la pointe, près de l’eau, de là, on a pu admirer une baleine à bosse qui nous a salué en montrant la queue, plusieurs bélugas et un petit rorqual, (était-ce toujours le même?), qui s’alimentait près de la côte en effectuant toutes sortes de manœuvres spectaculaires. J’ai malheureusement subi une petite avarie lors d’une sortie alors que les vents soufflaient très fort et que les vagues commençaient à déferler, un câble de mon gouvernail s’est rompu ajoutant au stress du retour vers le bord.
Nous nous dirigerons lors des prochains jours vers Killarney dans la Baie Georgienne alors, peut-être que mes interventions se feront plus rares, à bientôt! Il y aura long à raconter.
Nous nous dirigerons lors des prochains jours vers Killarney dans la Baie Georgienne alors, peut-être que mes interventions se feront plus rares, à bientôt! Il y aura long à raconter.
jeudi 26 juin 2008
Chasse Galerie 2 ième partie

Aujourd’hui, à nouveau, le temps se montre plus que clément. Aucun vent, donc aucune vague ce qui est très rare dans la région du Bic. St-Simon sur mer est hospitalier et paisible, les gens sortent sur la galerie du chalet pour nous saluer de la main. Nous nous sommes laissés glisser doucement au fil de l’eau, en écoutant la respiration de près d’une dizaine de bélugas qui batifolaient au large. Pas une ride sur l’eau, un moment de grâce.
Jardins d'hier et d'aujourd'hui


Hier, nous avons fait une petite exploration des mises à l’eau près de métis sur mer. Nous avons visité les inimitables jardins de Métis qui ouvrent la région de la Gaspésie. Voici deux photos qui mettent en parallèle un jardin contemporain constitué de meules de foin et inspiré de Monet, présenté dans le cadre du festival international de jardins et les très odorantes azalées du Japon du jardin créé par Elsie Reford entre 1926 et 1958.
mardi 24 juin 2008
Bonne St-Jean Baptiste
lundi 23 juin 2008
Cap à la Biche

L’appel de l’eau nous a amené à St Fabien sur mer malgré le brouillard qui couvrait le fleuve depuis hier après-midi. Les vents sont calmes, l’air sent si bon les embruns, ça me bouleverse. Nous avons comme objectif d’atteindre par l’eau, le Cap à l’orignal qu’on a aujourd’hui rebaptisé en Cap à la Biche en hommage à ce gracieux cervidé qui nous a surpris lors de la pause dîner. Le soleil brûle finalement le brouillard et laisse se refléter dans l’eau les nuages sur cette mer d’huile, c’est peut-être ça la chasse galerie, cette impression de pagayer à la frontière du ciel et de la mer.
vendredi 20 juin 2008
Solstice
jeudi 19 juin 2008
Les choses changent.

Les jours passent. Les arbres ont terminé leur fleuraison, les feuilles étendent leur ombre toujours un peu plus. Les étourneaux donnent la becquée aux petits, les merles et les jaseurs eux, débutent déjà un deuxième nid. Les semaines passent. L’air sent bon les petites fraises qui rougissent. On approche du solstice. Les mois passent, ma voiture rouille, la peinture de la maison s’écaille, le gazon envahit les pierres du sentier. Une année passe… petit à petit, doucement et si vite aussi.
Inspirée sans doute par ces jours de pluie.
En photo : Souvenir de l’éléphant de Gros Cap aux Îles de la Madeleine emporté par une tempête il y a quelques années.
dimanche 15 juin 2008
Clin d'oeil
mercredi 11 juin 2008
Trois coups de pagaie

Il n’est pas toujours nécessaire de prendre un avion ou de parcourir de grandes distances pour voyager et faire une découverte. À cinq minutes de la maison, lorsque le courant et la marée sont favorables, on peut traverser la rivière et explorer. Je suis toujours émerveillée par la richesse des coloris que nous offrent les parois du Saguenay. Le granite rose du Cap de la Croix a été poli par les neiges usées et salées déversées pendant plusieurs décennies. Heureusement, la ville a délaissé ce genre de pratique très polluante. Le témoin n’en reste pas moins magnifique!
mardi 10 juin 2008
Une maison qui flotte

Ce gîte, le Paddler’s Inn Lodge est amarré à Gilford Island, l’une des nombreuses îles dispersées dans le Johnstone Strait, en Colombie-Britannique. Lors de notre voyage nous y avons passé une excellente nuit, bercés par un doux clapotis. C’est à cet endroit que nous avons fait connaissance avec nos kayaks. J’ai insisté pour avoir un solo. C’est peut-être une question d’orgueil, mais, j’aime bien pouvoir diriger mon embarcation là où je veux la mener et dépenser ma propre huile de coude.
dimanche 8 juin 2008
Un viking!


Honneur au Danois Thomas Kvist qui a remporté la quatrième étape et a enfilé le maillot jaune du meneur de la Coupe des Nations. Il faut saluer le courage et la détermination de ces jeunes sportifs de haut niveau, qui ont fait de leur discipline un mode de vie et qui s’y consacrent entièrement. Après tout on en connaît plein qui sont, aujourd’hui et sûrement encore demain, installés sur leur console Wii en s’imaginant qu’ils font beaucoup de sport… Voir courir ces cyclistes, les futurs participants au tour de France, ne peut que nous encourager à enfourcher nos bécanes, pas tant pour les imiter, que pour tenter de garder une certaine forme physique et s'imprégner de beaux paysages.
Nous aurions aimé voir Éric Boily 13ième, aujourd’hui, sur le podium, mais bon, il a tout donné et a fait une très belle course. À l’an prochain, j’espère!
PS :Merci à A, mon frère, pour les photos.
Nous aurions aimé voir Éric Boily 13ième, aujourd’hui, sur le podium, mais bon, il a tout donné et a fait une très belle course. À l’an prochain, j’espère!
PS :Merci à A, mon frère, pour les photos.
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jeudi 5 juin 2008
De la belle visite

Ça se passait juste au coin de ma rue. Le passage très rapide, en moyenne 45 km/h, du peloton de cyclistes qui se disputent les honneurs de cette étape de la Coupe des Nations de l’Union cycliste internationale. Quatre jours de compétition avec des circuits très différents, ils vont en avaler du bitume ces jeunes athlètes. Je leur souhaite du beau temps et pas trop de crevaisons!
mardi 3 juin 2008
Le Johnstone Strait

L’été dernier, nous avons fait un petit saut sur la côte ouest canadienne, dans le Johnstone Strait. Il s’agit d’un passage entre la côte est de l’île de Vancouver et la Colombie-Britannique. Cent cinquante Orcs y séjournent en été, avec un peu de chance, on peut les apercevoir. Nous n’avons pas eu ce bonheur, le réchauffement climatique perturbe grandement ces bêtes qui modifient de plus en plus leurs dates de départ et d’arrivée dans cette région. Nous avons quand même été gâtés par une température plus qu’exceptionnelle, nos guides qui surnomment l’endroit «the cooler» n’en revenaient pas de la douceur du temps. Partout où se porte le regard, c’est magnifique. Il y a des multitudes d’îles qui s’enchaînent sur fond de décor montagneux et d’ arbres gigantesques. Les aigles à tête blanche sont si fréquents qu’on ne s’étonne plus d’en voir se percher à la cime des arbres. Les eaux sont cristallines et très froides. Il y a une marée, ce qui nous permet de découvrir, au baissant, toute la vie du littoral. Les étoiles de mer oranges et violacées s’étalent à travers les algues géantes. On découvre aussi des anémones rouges, des concombres de mer, des nudibranches, et oh, surprise! un petit crabe sous chaque pierre qu’on soulève. Notre expédition nous a amené à visiter d’anciens sites amérindiens. Nous avons dormi sur un site vieux de 1300 ans où s’entassait une montagne de coquillages vides, témoins des pêches anciennes. Sur une paroi rocheuse des pétroglyphes rouges dessinaient un visage gigantesque et tout près des boîtes mortuaires protégeaient le repos des âmes de quelques guerriers. Sur Village Island, de vieux totems étaient avalés petit à petit par une belle mousse verte qui laissait tout de même apparaître une forme d’ours, le seul que nous ayons vu durant notre séjour. Je fais le projet d’y retourner pour au moins un mois, ce qui nous permettrait de traverser tout le pays mais... pas cette année !
lundi 2 juin 2008
Cape Chignecto vous connaissez?

Les vacances pointent leur nez. Où irons-nous cette année? Inévitablement, on fait un inventaire de toutes les destinations possibles, je commence avec le Cape Chignecto. Situé à West Advocate, en Nouvelle-Écosse, le parc provincial du Cape Chignecto est vraiment grandiose avec ses falaises culminant à 180 mètres et ses 29 Km de côtes baignées par les marées étonnantes de la Baie de Fundy. N et moi sommes tombés amoureux de cet endroit isolés et nous y sommes retournés pour tout voir et pouvoir le pagayer en entier. Le plus spectaculaire étant ces magnifiques monolithes marins appelés «Three Sisters». Ce sont de véritables sculptures naturelles, leurs couleurs rouge, gris et noir sont amplifiées par les rayons du soleil et que dire de la couleur de l’eau, quand le vent fait une pause. Comme les marées ont des amplitudes impressionnantes, le paysage évolue sans cesse au fil des heures. Les courants y sont très importants, il faut se méfier car ils peuvent nous emporter rapidement à des kilomètres de notre destination, on entend le bruit du courant, c’est comme une rivière qui coule. Il est important, avant de s’y aventurer en kayak de consulter les agents du parc, ils connaissent tous les signes du temps et des marées. Une destination à découvrir.
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