mardi 26 mai 2009
dimanche 24 mai 2009
Mariano, le magnifique.
J’aime le baseball. Comme tous les grands amours, ça ne s’explique pas. Il ne s’agit pas d’une passion, mais plutôt de bonheur qui se laisse déguster au fil des très longues parties, un bonheur qui s’exprime lentement et se savoure manche après manche, coups sûrs après coups sûrs. Le baseball, c’est l’été. Le bruit de la balle claquée par un joueur (oui, oui, ils sont trop payés, mais, tous les sportifs de haut niveau le sont, c’est du business.) et la foule qui s’excite. C’est un circuit, c’est un double jeu, c’est un coup sûr. La saison débute en avril, après un hiver de privation, je retrouve mon équipe de Toronto, ses joueurs, les vétérans, le «doc» Halladays, Wells, Rios et les nouveaux, les rookies : Richmond, Cecil, Ray, ceux qui ont tout à prouver.
Au fil des années, le plaisir et l’intérêt continuent de croître car, pas une partie n’est identique. Je découvre encore de nouveaux jeux, ainsi que les mots si particuliers qu’on leur attribue (en anglais grâce à Roger’s Sports Net), des règlements qui ne s’appliquent que dans de rares situations, de nouvelles statistiques. C’est fou ce que ce sport peut générer de calculs et d’analyses.
Le baseball, c’est l’été. Je suis enfant et mon père sort sa radio à batterie. On est au chalet, au bord du lac, la moiteur du temps me calme, m’enveloppe, m’apaise. Le son griche. Jacques Doucet décrit la lente progression du match. Mon père tire une bouffée de sa sempiternelle cigarette en regardant les étoiles. C’est l’été. Andre Dawson vient de claquer un circuit.
-Ici, Mariano Rivera qui préserve une victoire des Yankees au Rogers Stadium, match auquel j’assistais, le 14 mai dernier. Je suis Blue Jays dans l’âme, Red Sox de cœur et Yankees quand il le faut!
Au fil des années, le plaisir et l’intérêt continuent de croître car, pas une partie n’est identique. Je découvre encore de nouveaux jeux, ainsi que les mots si particuliers qu’on leur attribue (en anglais grâce à Roger’s Sports Net), des règlements qui ne s’appliquent que dans de rares situations, de nouvelles statistiques. C’est fou ce que ce sport peut générer de calculs et d’analyses.
Le baseball, c’est l’été. Je suis enfant et mon père sort sa radio à batterie. On est au chalet, au bord du lac, la moiteur du temps me calme, m’enveloppe, m’apaise. Le son griche. Jacques Doucet décrit la lente progression du match. Mon père tire une bouffée de sa sempiternelle cigarette en regardant les étoiles. C’est l’été. Andre Dawson vient de claquer un circuit.
-Ici, Mariano Rivera qui préserve une victoire des Yankees au Rogers Stadium, match auquel j’assistais, le 14 mai dernier. Je suis Blue Jays dans l’âme, Red Sox de cœur et Yankees quand il le faut!
vendredi 22 mai 2009
mercredi 20 mai 2009
Un an
Il y a un an aujourd’hui, Nathenkayak apparaissait sur la blogosphère. Je n’imaginais pas alors que mes petites histoires recevraient la visite d’internautes de presque tous les continents. Ils se sont échoués près de mon kayak au hasard de leur route ou avaient franchement le désir de pagayer un peu en ma compagnie. Quelques milliers de visiteurs du Canada, de la France, des États-Unis, de la Belgique, du Brésil, du Royaume-Uni, de l’Espagne, de l’Allemagne, de la Malaisie, d’Argentine, de Suède, de Turquie, de la Norvège, du Japon, du Maroc, du Vénézuéla, de l’Italie, de Pologne, de l’ Inde, de la Guadeloupe,de Colombie, d’Algérie, de Finlande, de Taiwan, de la Nouvelle-Zélande, ainsi que de Russie, du Chili, de Singapour, de Thaïlande, du Mexique, de Roumanie et de Grèce. Je vous salue, émue. Merci de votre visite!mardi 19 mai 2009
Toronto
Petits sauts de quelques jours dans la ville reine. Beaucoup d’édifices magnifiques, l’architecture est un des points forts de la ville. Beaucoup de lieux dédiés à l’art, galeries, musées et centre d’artistes. Parmi les plus intéressants, le Distillery District, avec ses qualités historiques et architecturales qui se marient magnifiquement comme dans cette photo. Je n’ai pas trouvé le nom de cet artiste qui propose ici une immense araignée (œuvre en cours d'installation), un peu dans l’esthétique de Louise Bourgeois. Visite à suivre…lundi 18 mai 2009
Intrus?
Quand on roule sur la route 175, plusieurs panneaux routiers nous avisent d’utiliser le 511 en cas d’intrusion d’animaux sur la route, comme avec cet ours que j’ai signalé à transport Québec au kilomètre 205. Mais dans un tel territoire nommé «Réserve Faunique des Laurentides» qui sont les vrais intrus, les bêtes qui osent encore s’y aventurer ou les automobilistes tous heureux de leurs quatre voies divisées?samedi 9 mai 2009
Bon anniversaire J.
En guise de cadeau, trois petits chevaliers rencontrés fortuitement, dans une petite rivière tranquille.
mercredi 6 mai 2009
Petits bonheurs
lundi 27 avril 2009
Dernier droit

Le grand décompte, juste avant le «lift-off», est débuté. Cinq jour au boulot et puis, c’est le décollage! Mon travail a cela de formidable que je suis en pause tout l’été. C’est le milieu universitaire. Mon rythme de vie se calque sur celui d’une éternelle étudiante avec des rentrées scolaires, des débuts et fins de session, de longues vacances d’été. Qui s’en plaindrait?
samedi 18 avril 2009
Epsilon
Il faut dire que le vieux Nomad avait bien navigué mais, dix ans de galère ça laisse des marques alors, un nouveau membre de la famille kayak s'est joint à nous. N. s'est offert un magnifique Epsilon couleur orange-mango. Le nouveau modèle de Boral design est fort séduisant et N. est tout sourire dans sa nouvelle acquisition. Journée avec une énergie toute particulière.dimanche 12 avril 2009
Joyeuses Pâques!
samedi 11 avril 2009
dimanche 5 avril 2009
samedi 28 mars 2009
vendredi 27 mars 2009
Croassements
Pourquoi les cris des corneilles et des corbeaux qu’on entend pourtant tout au long de chacune des saisons résonnent-ils différemment au printemps?Sur la photo: The raven and the first men. Œuvre de l’artiste de la côte ouest, Bill Reid, vue au UBC Museum of anthropology, symbolisant la naissance du monde.
mardi 24 mars 2009
Comme un écho
J’ai vu Milk de Gus Van Sant, hier soir. Ce film nous fait connaître Harvey Milk, un militant très engagé auprès de la communauté gaie plus particulièrement, mais aussi des gens de minorité, petits travailleurs et personnes âgées, les oubliés quoi. Le jour de ses quarante ans, Milk affirme à son amant qu’il n’a toujours pas réalisé une action dont il puisse être fier. Nous le suivrons à travers ses multiples tentatives pour se faire élire au poste de superviseur à la ville de San Francisco jusqu’à son assassinat, huit ans plus tard. La performance d’acteur de Sean Penn est magistrale, son oscar, il l’a bien mérité.Je garde en moi cette leçon que nous apprend l’Histoire (il s’agit tout de même de fait qui date des années 70):
Il faut demeurer vigilant, ne pas s’endormir sur ce que l’on considère comme acquis à jamais Actuellement, les tendances de droite de nos politiciens, ceux qu’on a élus, grignotent petit à petit et de manière insidieuse des droits chèrement obtenus par les femmes. Les Harvey Milk qui conscientisent et qui savent mobiliser les foules, réveiller les consciences endormies peut importe leur allégeance et faire bouger les politiciens ne sont pas légions. Les luttes pour retrouver ce qu’on perd nécessitent tellement d’énergie, de sueur, de sang.
vendredi 20 mars 2009
Un, deux, trois, go!
Ça y est! Le signal est donné. Le printemps est arrivé. Je me sens comme un chien fou à qui on a lâché la bride après tout un hiver attaché sur la galerie. Les bottes de caoutchouc vont reprendre du service et on pourra sautiller vivement dans les flaques d’eau et la gadoue. C’est le temps d’enlever quelques pelures, mais attention, pas toutes. Cette précipitation enthousiaste pourrait vous faire oublier qu’il fait -14 et que vous risquez l’hypothermie.Merci à A. mon frère, pour sa très belle photo de chiens de traîneau prise en action au Bec scie .
mardi 17 mars 2009
80 printemps!
Qui irait planter une porte face à la mer? Une porte qui n’a d’autre utilité qu’être là et nous faire sourire. Une porte, une balise. Quand on la voit, on sait qu’on est près de son jardin. Qu’il est sans doute là, heureux de nous voir arriver, prêt à nous raconter ses voyages, ses rencontres, ses expériences, sa vie. Un original qui a quatre fois vingt ans. Bon anniversaire, R!dimanche 15 mars 2009
dimanche 8 mars 2009
dimanche 1 mars 2009
Rêver!
Chaque semaine, N. achète un billet de loterie. Il passe ainsi quelques jours dans ses poches et puis va rejoindre ses pairs sur son bureau. Ils sont maintenant plus de 16 réunis par une petite pince. Sur ce bureau, traîne un peu de rêve. Et on invente plein d’histoires avec cette idée que peut-être quelques millions nous appartiennent déjà. On s’imagine voguant sur un petit voilier, passant de longues heures de snorkelling en Polynésie Française, jamais inquiétés par le temps qui passe. Les ptits papiers qui font rêver, on a encore oublié de les vérifier, zut!vendredi 27 février 2009
Patience et longueur de temps.
J'ai tiré les rideaux pour ne pas avoir à regarder la neige qui tombe encore abondamment. J'entends le vent qui souffle. De profondes et intenses rafales font craquer les murs de la maison. J'ai pensé à toi presque tous les jours cette semaine. J'ai hâte de te retrouver mon gros jaune. Patience et longueur de temps... Oui, longueur de temps.dimanche 22 février 2009
Pas jasante
C'est dernier temps, je suis muette ou je grogne en sourdine. Je guette les moindres signes qui me feraient dire : Ça y est! Ça tire à sa fin! Les journées rallongent, ça, ça fait du bien. Je voudrais que les montagnes de neige s'effacent du paysage. On avait l'impression de ne pas avoir reçu beaucoup de neige cette année. Et bien! Météomédia nous a appris, hier que c'est pratiquement le double de la moyenne qui est tombée sur nous. Réchauffement climatique?
samedi 14 février 2009
Bonne St-Lamentin
Rêve...Flotter doucement dans un univers calme et réconfortant, bien au chaud, protégé. Être un gros lamentin dodu à la recherche de quelques algues à broutter.
jeudi 5 février 2009
Rêve de marmotte

Je suis très heureuse d’apprendre que les marmottes sont plus optimistes que moi. Ma prévision sur l’hiver s’étendait encore sur au moins huit semaines. Phil de Punxsutawney, un village de Pennsylvanie tout comme Willie, la marmotte de Wiarton en Ontario,voyant son ombre est retourné rêver à l’herbe verte pour les 42 jours prochains. Bon rêve, bon mesclun!
samedi 24 janvier 2009
Pour se réchauffer
Un peu chaleur en image après avoir pelleté et s'être gelé le nez, ça réconforte.
mardi 20 janvier 2009
samedi 17 janvier 2009
vendredi 16 janvier 2009
-34 ce matin!

Bon OK je l’avoue, tout ce frette est venu à bout de mes réserves. Je ris parce que pleurer fait mal aux joues et puis les larmes qui figent dans des yeux blanchis par le froid ça fait des petites rigoles qui durcissent et marquent longtemps la peau et puis mon petit hâle soleil de Floride est bien fragile.
dimanche 11 janvier 2009
samedi 10 janvier 2009
mardi 6 janvier 2009
Sur le chemin du retour
Adieu pays du soleil, des oranges …Je rentre à la maison. De nouveaux souvenirs plein la tête qui m’aideront à passer à travers l’hiver. J’ai fait le plein de chaleur et de bon temps capturés numériquement ou simplement dans ma mémoire encore vive. À mesure que j’avance, le temps rafraîchi brrrr. Demain sûrement la neige. À quoi ça ressemble déjà?
5 Janvier, Homosassa Springs
Certain jour, je me dis que tout est parfait. Je suis dans un endroit perdu appelé Homosassa Springs, le ciel est bleu, le temps est chaud, je suis avec N. et je nage avec des lamantins.
samedi 3 janvier 2009
2 janvier, Everglades city pm
2 janvier, Everglades city
Rencontre recherchée avec un alligator tapi dans sa tanière dont la taille fut évaluée entre 5 et 6 pieds. On entend le bruit de moteur des airboats, ces bateaux propulsés par des moteurs à hélices. Je ne pensais pas que ces engins pouvaient filer si vite à travers les étroits canaux bordés de mangroves. Les capitaines de ces bateaux infernaux sont de vrai as et font virevoleter leurs puissants bolides pour le plus grand plaisir des touristes.
jeudi 1 janvier 2009
Bonne Année!
Dernière sortie de snorkell hier alors que nous avons exploré le récif White rocks. La rencontre inusitée du jour fut un poisson ballon qui fréquente rarement les eaux de la Floride. Pourtant aujourd’hui, sur une plage de Miami Beach, j'en ai croisé un second tout rond que les vagues rejetaient à mes pieds. Nous avons observé longtemps un groupe de très gros poissons perroquets. Même sous l’eau, le bruit de leur puissant bec dévorant le corail était perceptible. Nous avons fini l’année et salué la nouvelle sur le quai du Amoray de Key Largo avec les pétarades colorées d’un feu d’artifice au dessus de l’eau.
mercredi 31 décembre 2008
30 décembre
Un autre après-midi passé dans l’eau. Une grosse ancre gisait non loin d’une épave recouverte de quantité de coraux qui petit à petit la feront disparaître. Il semble que la période soit propice aux ballades en duo entre poissons. J’ai assisté à des pas de deux plutôt insolites.C’est le moment des résolutions. La plus importante à prendre c’est celle d’avoir des rêves et de les réaliser sans trop attendre. Le temps qui passe nous fragilise, alors il ne faut pas trop remettre à demain.
mardi 30 décembre 2008
29 décembre, Shark attack!
La journée a débuté par un ptit tour de kayak «sit on top», dans les mangroves aux alentours de notre petit resort. Ici les gens n’ont que ce type d’embarcation qui est des plus appropriée lorsqu’on pagaie dans l’eau chaude. Avec nos kayaks de mer, on a l’air vraiment suréquipé. En après-midi, retour dans l’eau et visite de nouveaux récifs et de leurs habitants. On a fait la rencontre de deux spécimens impressionnants, la murène verte (environ 7 pieds), et un requin nurse qu’on a suivi pendant une bonne minute. Le sharpnose puffer représente quant à lui, le nouveau poisson découverte du jour.28 décembre
Plus je snorkell, plus j’aime ça. L’ampleur de la houle océanique, des vagues gigantesques de plus de 10 pieds (pas perceptibles sur la photo), ne nous a pas empêché de palmer pendant plus de deux heures. Blue Parrotfish , Midnight Parrotfish (de très gros spécimens d’environ 3 pieds), encore des gros Barracudas (6 pieds), Hogfish ainsi que de très nombreux Needlefish qui nagent en banc tout près de la surface font partie des rencontres colorées de la journée. Surprise! J’ai aussi vu une épave tout éparpillée sur le fond sablonneux. Les coraux semblaient plus gros certains ressemblaient même à des châteaux. Plusieurs plongeurs de notre groupe ont souffert du mal de mer, moi, je ne semble pas être sensible à la nausée maritime, je suis remontée la dernière dans le bateau et j’en redemande. Encore plus de poissons tropicaux! Oui!samedi 27 décembre 2008
26 décembre!
Journée bien remplie au John Pennekamp Park. En avant midi, sortie de snorkelling. Au menu : Des gros barracudas, needle fish, Fan Coral, Parrot fish gigantesques qui grignottent et mordillent e corail, Angel fish énorme, poissons bleu électrique et des jaunes et des violets, Trunk fish rigolo et plein de coraux. La mer était très agitée et il y avait beaucoup de courant. Quand je suis rentrée dans l’eau, j’ai eu l’impression que je ne réussirais pas à rejoindre les bancs de coraux. Et puis, je ne sais trop comment, j’ai surpris mes premiers poissons colorés et j’ai nagé une bonne heure et demie en compagnie de N. qui avait revêtu pour l’occasion, son très voyant wet suit rouge , dit le tropical suit.Après dîner, sortie en kayak dans la mangrove. On surprend des aigrettes , hérons, pélicans, ibis et on aperçoit notre premier flamant rose.
Il fait un temps magnifique.
25 décembre!
Après des milliers de kilomètres d’autoroutes, nous sommes arrivés à Key largo pour Noël. Nous nous sommes installés au Amoray dive resort, un petit ensemble de maisonnettes de vacances dédiées aux plongeurs. À la nuit tombée nous avons nagé, pendant une bonne heure dans une piscine à l’eau très chaude, au-dessus de nous des palmiers et mille étoiles. Quel Noël inoubliable!mercredi 24 décembre 2008
So optimistics
mercredi 17 décembre 2008
GPS: Global Problème Sacrant
Mes derniers jours de toux et de reniflements ne me semblaient pas des plus palpitants à partager. J’ai donc gardé mes microbes pour moi. Depuis, j’ai la tête ailleurs. Dans les bagages que j’ai commencés et recommencés mais sans avoir concrètement rien placé dans un sac. J’ai en tête des choses à emporter absolument : ordinateur, i-pod, caméra, appareil-photo et le nouveau GPS Oregon qui provoque des crises d’urticaire aigue. La croix et la bannière. Ne croyez jamais une vendeuse qui vous dit : «oui Garmin c’est compatible avec Mac.» Compatible oui, après des jours de recherche et de bataille sur internet, au téléphone avec un type, sûrement absent le jour où l’on distribuait le sens de l’humour, qui vous dit avec un accent anglais incompréhensible qu’il ne connaît pas la réponse à votre question. Frustration garantie. J’appelle ça la trahison par les machines. D’autres diraient esclavage. Ouaip!mardi 9 décembre 2008
Pensées enrhumées
Il vente, on croirait que le vent va arracher le toit de la maison. Il fait froid, on croirait que le réchauffement climatique a oublié notre bout de pays. Il neige à pochetée, on croirait que le père Noël saupoudre sa route histoire de retrouver son chemin. Brrrrr. L’hiver s’est installé à une telle vitesse. Brrrrr. Comment font les mésanges pour dormir dehors et demeurées si enjouées?dimanche 7 décembre 2008
Montréal
Me voilà de retour d’une petite virée à Montréal pour le travail. J’ai trouvé la ville bien grise et bien froide. Au début de mon âge adulte, j’avais le désir de m’installer là, d’y faire mes études en histoire de l’art et puis ma vie. Ça n’a duré que quelques mois. Les hasards de la vie m’obligeant à modifier mon parcours. Je ne regrette pas d’être parti, au début oui, pourtant, et pendant quelques années. Qu’aurait été ma vie à Mtl? Je n’en sais trop rien, mais maintenant je sais que la vie que j’ai, je l’ai choisie en fin de compte.dimanche 30 novembre 2008
Quand Décembre revient...
Depuis quelques années, j’ai un peu décroché de Noël. L’idée de cette fête au seul sens mercantile me donne maintenant l’envie d’aller y trouver un autre sens ailleurs. Je me sauve vers des cieux où il fait bon kayaker et oublier la neige. Disons quand même, pour être totalement franche, que je continue d’installer à l’extérieur, autour de ma porte, quelques petites lumières colorées et des branches de sapin artificiel. Je fredonne quelques Jingle bells jazzy en écho à Ella. Dans quelques semaines, nous ferons nos valises, kayaks et tente compris. La route s’étirera… Au bout du chemin, l’océan.mercredi 26 novembre 2008
samedi 22 novembre 2008
Un peu de lest
Je refais surface doucement, après quelques jours vécus au ralenti. Pas le choix, quand la machine ne veut plus avancer faute d’énergie dans le moteur. Recharger ma batterie exige de ma part de laisser couler un peu de baguage, donner du lest. Alléger mon bateau et parfois même me laisser encorder. Et ça, c’est dur pour l’orgueil de fille qui pagaie.dimanche 16 novembre 2008
vendredi 14 novembre 2008
jeudi 13 novembre 2008
mercredi 12 novembre 2008
Poésie matinale
Des flocons voltigent, je ne peux m’empêcher de trouver ça beau. Le décor se fige progressivement. C’est l’accalmie, la nature retient son souffle. Ce matin, une très rare Pie grièche faisait fuir toutes les mésanges et chardonnerets installés aux mangeoires. Si l’hiver c’était ça. Des regards à la fenêtre. Des flocons poétiques, calmes, tourbillonnant légèrement. Si l’hiver pouvait cette année, se retenir de nous déverser ses mètres de neige, jour après jour, semaine après semaine, mois après mois. J’aimerais presque ça.dimanche 9 novembre 2008
Castor bricoleur
Nous avons entrepris un nouveau cycle de rénovation. C’est le prix à payer pour habiter une maison avec une vieille âme. Il semble qu’il y aura toujours un coin de la chaumière qui aura besoin d’être rafistolé ou entièrement retapé. 85 ans bien établis, ça laisse des marques pas seulement sur la façade, dans le cœur aussi et les fondations.vendredi 7 novembre 2008
Amaryllis
Est-ce qu’une bonne action, pour être méritante doit être accompagnée d’un sacrifice? Voilà ce que je me demande en regardant la boîte cartonnée, remplie des promesses de ce bulbe d’amaryllis acheté à la société Huntington du Québec. Celui de l’an dernier m’a offert par ses deux longues et grasses tiges, une dizaine d’énormes fleurs orangées, une magnifique explosion chaleureuse, petit réconfort au coeur de l’hiver toujours trop long. Je fais le bien, en appuyant cette association à la recherche d’un traitement qui puisse, un jour, enrayer ce trouble héréditaire du cerveau affectant l’esprit et le corps, tout en me faisant du bien. (Est-ce que l’un annule l’autre?)
dimanche 2 novembre 2008
À vos tuques!
Vous savez ce qu’on dit. Une fois que la montagne s’est parée de ses blancs atours, comptez un mois et l’hiver se sera définitivement installé, blanchissant nos parterres. Préparez vos bonnets et foulards, aérez les doudounes de plumes. Avant d’êtres ensevelis, il faudra dénicher les pelles qu’on avait cachées en espérant, vainement, ne plus jamais avoir à s’en servir.Le Mont Valin a revêtu son long manteau blanc, inutile de continuer à nier. Reste à cultiver l’espoir que les vacances des fêtes nous offrent. Une parenthèse. La possibilité d’échapper, un tout petit peu au froid. J’ai dans la tête, non pas un sapin, mais un palmier, une barrière de corail, du sable fin, la mer bleue et mon chum dans son kayak.
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